Ākāśa आकाश ◦ Espace fertile

• Sexualité & émancipation

Saviez-vous que les éleveurs, dans leurs troupeaux, séparent toujours les mâles des femelles ? Surtout les éleveurs de mammifères, pour des raisons de contrôle de la reproduction bien sûr mais pas seulement. Une vache et un taureau seuls dans un pré deviennent rapidement incontrôlables et aucune clôture ne les retient bien longtemps. Alors que séparés ils dépriment sagement, chacun dans son coin, tout désir d’émancipation, de s’en aller librement ayant disparu. 

Voyez ce qui se passe dans les sociétés humaines depuis que l’Histoire nous est contée. Les hommes semblent être destinés à la guerre et au travail alors que les femmes assurent la permanence du foyer. A se demander si femmes et hommes se côtoyaient bien souvent.

Facile de voir comment la séparation des sexes facilite le dressage de générations de soldats, de travailleurs et de femmes au foyer. Chacun pris dans sa tâche au service de l’ensemble, les empires ont eu besoin de cette disponibilité, de ces bras, de ces jambes et de ces utérus.

Voyez comment les grandes religions monothéistes ont accompagné l’œuvre impériale par des règles morales clivantes sexuellement et comment l’industrie et sa presse, depuis 200 ans, la poursuit encore. Il faut toujours des femmes et hommes séparés de leur nature profonde et les uns des autres pour remplir champs agricoles et de batailles, usines et bureaux.

Après les deux grandes guerres du 20e siècle, ces hécatombes sans précédent suivies de « plus jamais ça », les règles semblaient avoir changé. L’extrême souffrance avait permis des exigences ; la séparation de la presse et des banques qui faisaient trop bon ménage pour gouverner ensemble. Et les solidarités face à la maladie, au chômage et à la vieillesse et le droit de vote des femmes sont apparus à la fin des années 40.

Et c’est une liberté « sexuelle » qui s’en est suivi, un phénomène pas facile à cerner. Le sujet d’aujourd’hui n’est pas de commenter dans le détail ce qu’a été vraiment la liberté sexuelle des années 50, 60 et 70. Il est certain qu'elle a été digérée et s’est transformée en liberté de consommation à partir des années 80. Durant ces décennies, les femmes sont devenues des travailleurs, le rôle des hommes au sein de la famille a évolué et les religions ont été mises au placard.

L’inégalité entre femmes et hommes est le thème qui est resté vivace dans le débat public aujourd’hui. Il n’y a jamais eu autant de lois et de battage médiatique sur le sujet qu’aujourd’hui. Là encore, la question n’est pas de vouloir commenter le phénomène mais de l’observer… qu’est-ce que cette inégalité ?

On parle d’inégalité d’accession aux postes à responsabilité des hautes sphères de la société et on parle aussi de la violence sexuelle des hommes. Deux sujets très soutenus et repris dans la sphère médiatique.

Prenez vraiment le temps d’observer ces deux sujets…

Et voyez comment ils vous touchent… comment ils opèrent à la lumière de votre expérience…

Pour moi qui suis un homme il y a de la culpabilité, pourtant la course à la promotion professionnelle comme l’agression sexuelle me sont étrangères. Mais il y a un sentiment de culpabilité car dans le jeu proposé, la séparation est imposée. La règle du jeu médiatique inclus que je suis dans le camp des hommes contre le camp des femmes. Est-ce ainsi qu’on sépare les femmes des hommes ?

Alors que l’inégalité et la violence sexuelle sont mises en avant, c’est la solidarité face à la maladie, au chômage et à la vieillesse qui sont détruites en coulisse. Est-ce ainsi qu’on gouverne ? Et regardez comment la séparation des femmes et des hommes, poussée plus loin, mène au désespoir au Moyen-Orient ou en Inde ! La guerre qu'une classe sociale dominante économiquement et médiatiquement livre à l'humanité ne chercherait-elle pas à se dissimuler derrière une guerre des sexe artificiellement orchestré ?

Sexualité & émancipation

Je me suis toujours senti entier auprès d’une femme et je me suis déjà senti anéanti lors d’une séparation. Pas besoin de long discours pour montrer le phénomène, oui les petits humains sont incomplets et ont la possibilité d’une forme d’unité particulière à la sexualité. Je suppose que chacun(e) a le goût de cette unité dans ses mémoires, même sans l’avoir absolument vécue. Cette plénitude, ce trésor de l’humanité, cette mémoire partagée est inscrite en nous.

C’est certainement héroïque de tenter encore et encore l'aventure, au vu de la description précédente. C'est pourtant le seul héroïsme qui vaille, qui ne dépends pas que de moi. Pour qu’une aventure amoureuse se déploie vraiment sans avorter, il faut que l’univers entier complote, grâce à un accord étendu qui dépasse de loin les deux protagonistes.

Prenez vraiment le temps d’observer cela…

Voyez comment êtes touché(e)… comment cela opère à la lumière de votre expérience…


Joachim
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joachim.vallet@gmail.com