Ākāśa आकाश ◦ Espace fertile

• Samāpatti 1

Au cœur du Yogasūtra, samāpatti est le mode de connaissance du samādhi, cet état connaissant donné comme le but des pratiques de yoga.

YS I.41  kṣīṇavṛtter abhijātasyeva maṇer grahītṛgrahaṇagrāhyeṣu tatsthatadañjanatā samāpattiḥ

"Pour l’être aux fluctuations (vṛtti) affaiblies, tel un cristal transparent, prendre la couleur de ce sur quoi il repose - qu’il s’agisse du connaisseur, de la connaissance ou de l’objet à connaître - c’est samāpatti"

Samāpatti c’est se laisser colorer par le monde, une entreprise dangereuse à priori ! Comment vivre en acceptant de se laisser influencer par l’extraordinaire mélange de beauté, de violence, d’intensité et de vide du monde ? Assurément et à priori, ce serait au risque d’une grande confusion, de la folie et peut-être de la mort.

Nos mémoires, les conditionnements qui y sont liées forment autant de gardiens, de préjugés qui dirigent nos peurs et attirances. Initialement, le couple aversion / attrait nous fait vivre en sécurité dans une représentation du monde simplifiée. Il y a ce qui semble bon par expérience et ce qui semble mauvais par expérience, aversion et attrait marchent très bien même lorsque nous n’avons plus en mémoire consciente la cause de tel ou tel de nos préjugés. Avancer dans la vie de façon réflexe n’est pas un problème en soi, c’est le fonctionnement basique et normal de l’humain pris dans l’existence selon les règles de survie.

Mais ce fonctionnement est aussi cause de souffrance : nous somme baignés dans des situations que nous n’avons pas désirées et que nous ressentons alors comme agression, en position de victime. Nous nous sentons également un peu vide, éloigné de l’amour et du vrai, même lorsque nous sommes dans une situation rassurante matériellement. Tout cela, encore une fois, est normal, c’est la condition humaine et il n’y a pas de raison de la fuir !

La proposition folle de samāpatti est de se plonger entièrement dans la condition humaine sans plus chercher à la fuir du tout. Au contraire un intense désir de connaître devient bien plus puissant et stable que toute peur ou désir de sécurité.

C’est ainsi que les préjugés tombent, par désir intense de vivre véritablement et de rencontrer, dans un premier temps notre fonctionnement dans sa complexité. C’est par cette porte que les yogi pénètrent alors dans le monde tel qu’il est.

Les yogi n’ont en général plus rien à perdre, ils ont déjà tout perdu. Qu’ils soient riches ou pauvres dans la société n’est pas la question, quelque chose fait qu’il ne leur est plus possible de faire autrement que de se jeter dans le grand bain. La seule aventure qui garde un goût merveilleux est de passer de l’autre côté du miroir, de découvrir le monde, de le voir tel qu’il est.

Dans un premier temps, ça peut être douloureux de se laisser pénétrer par la réalité et son infinie variété. Le mot « empathie » du français, qui ressemble à samāpatti indique une « souffrance à l’intérieur » alors qu’en réalité samāpatti n’a plus que faire de souffrir ou pas. La souffrance est liée à la peur et au désir, elle est égotique, reliée aux mémoires qui gouvernent nos vies.

Samapatti, c’est la fusion mais sans peur ni désir autre que celui de connaître… connaître pour connaître et non pour posséder. C’est ainsi que les yogi sont détachés, non pas du monde, ils fusionnent avec, ils sont détachés de toute attente, de récompense et de but à atteindre.


Étymologie :

Sam-ā-PAD

PAD : aller - ā : intensément - sam : totalité
Aller (PAD) - intensément et en rapport au sujet (ā) – jusqu’à s’assembler totalement (sam)


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Dharma

Cohérence ? Éthique ?

On devrait tout de suite parler de dharma à ceux qui sentent une affinité pour les voies de yoga. Le mot est une porte d’entrée riche, propice au discernement et à ce que l’intuition puisse se déployer directement dans le monde tel qu’il est.

Le mot a pour racine DHṚ (porter, soutenir), il est très proche de samādhi qui lui fait référence. Dharma est "ce qui soutient" et samādhi est l’intégration de cela, le fait de s’y joindre. Les pratiques de yoga ont pour but samādhi, être joint au dharma, à ce qui soutient le monde.

Dharma est une trame invisible, énergétique et sonore sur laquelle la matière s’appuie  en prenant forme. Cela vaut à l’échelle cosmique où mouvements et éléments suivent une structure sous-jacente alors que les galaxies apparaissent et vivent. Cela vaut aussi à l’échelle individuelle où "moi" prends forme suivant une structure énergétique et sonore singulière, égotique. Chacun apparaît à la conjonction d’un tissage particulier de mémoires, de sons en vérité.

Oui, vous voyez la séparation entre la trame parfaite qui soutient le Monde et l’imperfection du moi, de ce petit humain qui vit sa vie comme il le peut.

Autant dire que dharma n’est pas la nature dont les formes sont exubérantes, versatiles, instables. Dharma est cependant bien la trame mobile et stable qui soutient cette nature toute imparfaite puisse-t-elle paraître dans l’instant. Dharma est la cohérence d’un ensemble qui parait chaotique.

oooooooooooooooo

Alors que dire des traductions courantes du mot dharma en "loi, norme, coutume, devoir, bien, vertu, droiture, justice, mérite, enseignement, doctrine, religion" ?

Il y a confusion entre le mot, la chose et les représentations que "moi" s’en fait. Il y a confusion entre la vérité et le pouvoir temporel, ses besoins de contrôle par des lois, normes, coutumes, devoirs, idée du bien et du mal, doctrines et religions. Et d’un point de vue médian, ces lois etc. sont bien une part de l’ensemble et sources de cohérence alors que certes, elles sont faillibles.

Vu de là, l’engagement sur les voies de yoga consiste en expériences qui ont le discernement pour fruit et pour fruit le sens de l’éthique* qui s’affine.
________________

Un des sūtra les plus importants du yogasūtra, alors que l'enseignement est très avancè dans le troisième livre :

YS III.17  śabdārthapratyayānāmitaretarādhyāsāt saṅkarastatpravibhāgasaṁyamāt sarvabhūtaruta-jñānam

Il y a confusion, par surimpression de l’un et de l’autre, entre le mot, la chose et la représentation : par la méditation (samyama) de leur séparation, il y a connaissance des sons de tous les êtres ;
________________

Dharma dans Wikipédia

* Le sens de l’éthique est le discernement entre ce qui est vrai, réel et ce qui est illusoire.


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Āsana : assise

Un pas de côté dans la sphère bouddhique grâce à cette image de Shunryu Suzuki, l’un de ceux qui a donné les pratiques méditatives à l’occident. Voyez comme sa posture est stable, il semble peser lourd et sa colonne vertébrale est parfaitement érigée, rien ne s’effondre alors que sa musculature est détendue. Ses épaules sont basses et sa poitrine est pourtant dégagée.

Pour quelqu’un de non-entraîné, se tenir droit est possible à grand renfort de tension. Il est même possible de serrer les mâchoires dans l’espoir de se soutenir. Les pratiquants le savent, une heure d’assise et parfois seulement dix minutes, peuvent révéler de grandes crispations musculaires et mentales.

L’assise révèle notre état d’être alors que nous sommes engagés dans l’action. Là, l'action est réduite à sa plus simple expression, histoire que tout soit bien visible. Certains s’endorment, d’autres s’énervent, nous sommes tous confrontés à l’état profond du moment. Il suffit de s’assoir, de ne rien faire sinon respirer et le masque que nous portions tombe simplement parce que nous cessons de le tenir. L’assise est le plus simple et radical laboratoire de connaissance de soi.

oooooooooooooooo

Dans l’enseignement du yoga, l’assise est placée exactement au centre. Les trois sūtra qui lui sont dédiés se trouvent à l’exact milieu des yogasūtra comme l’articulation placée entre deux grands moments. S’assoir est le passage entre la ferveur de l’engagement et la maîtrise qui demande de relâcher l’effort entrepris jusqu’alors. 

YS II.46  sthirasukham āsanam
Érigée et heureuse la posture,

YS II.47  prayatnaśaithilyānantasamāpattibhyām
par relâche de l’effort et transformation de pensée en infini ;

YS II.48  tato dvandvānabhighātaḥ
de là, la non-destruction par les couples d’opposés.

Jusque-là, l'enseignement nous invitait à s'engager dans un travail de discernement, d’abandon de nos habitudes et lieux communs de pensée, d’acte. Un vrai travail sur soi ! A partir du moment où nous sommes assis, nous entrons de fait dans la maîtrise des souffles et la méditation. Ce processus d'affinement de notre sensibilité qui mène à la compréhension, au samādhi longuement décrit. Le processus a lieu en un instant… ou pas… ou pas tout à fait… l’assise est une pratique comme le discernement en est une, toujours à remettre sur le tapis.

La pratique au cœur du yoga, initiée par l’assise se nomme en Sanskrit "totale-maîtrise" (Sam-yama), elle consiste à s’assoir et répéter le processus méditatif jusqu’à le connaître et l’intégrer naturellement. Les musiciens répètent et pratiquent sans se poser plus de question, les yogi agissent de même dans āsana. Non-agir consiste à faire ce qui est bon sans attente particulière, juste parce que c’est bon. Et si aujourd'hui l'inconfort se présente, peu importe, l'important est d'être là pleinement présent.


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Samādhi : extase ?

Extase est un mot du Français qui rend extraordinairement difficile l'approche du yoga. Il est généralement associé au samādhi du Sanskrit et cette traduction est la plus courante car samādhi est dans l’usage des textes antiques du yoga, un mot aussi important qu’extase l’est pour les cultures et langues occidentales.

Pour moi qui ne suis pas linguiste*, extase porte dans l'usage actuel, une "sortie de soi", un éclatement. Je vois bien qu’on tombe en extase un peu comme on s’éclate en boite de nuit. Il y aurait des états extatiques faits de grandes excitations suivies de catalepsies, du très spectaculaire. Alors j’ai toujours accueilli la traduction avec circonspection, ne voyant pas dans mon expérience le rapport entre les pratiques de yoga et s’éclater qui va dans le sens de la dispersion.

Samādhi est donné comme le but des pratiques mais ce but s'échappe lorsqu'on essaie de le saisir. Samādhi est une capacité particulière à accueillir entièrement un objet de connaissance, un être, voir même l’ensemble du monde. Une façon de s’établir en relation directe, de cœur à cœur, une façon immédiate d’intégrer, de comprendre. Rien là de spectaculaire, au contraire, apprendre est tout à fait ordinaire mais souvent trop mécanique pour que la connaissance soit vraie.

Nos ancêtres yogi ont donc pensé la nécessité d'apprendre à écouter le réel plutôt que de se remplir d'automatismes, de réflexes, de conditionnements liés à l'imaginaire. Il n'y a dans les enseignements à la racine du yoga aucun spectacle ni fantasme de type extatique ou orgasmique, il y a simplement le désir d'être au monde le plus simplement et entièrement possible.

Samādhi porte cependant de grandes attentes dans les traditions des Indes et son étymologie est riche : sam-ā-DHĀ (sam : ensemble, une totalité - ā : intensément - DHĀ : poser, placer). Il est question de "tout-rassembler", "tout-intégrer", un mouvement qui va vers le centre et que les enseignements montrent comme un accueil sans interférence du moi, une connaissance de cœur à cœur.

Les enseignements de yoga ont pour vertu de nous montrer comment affiner notre capacité d’écoute, notre sensibilité afin d’apprendre à accueillir sans déformer. C’est là tout le contraire d’un éclatement extatique qui favorise l’excitation et l'imaginaire au lieu du silence et de l’écoute.

Alors, jette-t-on extase à la poubelle yoguique ?

La langue des oiseaux montre un autre chemin : ex-stase peut aussi se voir comme une sortie de l’immobilité, la sortie d'une stase morbide, une remise en marche, une façon de re-joindre le mouvement de la vie. Et là, la couleur des enseignements du yoga reprend la teinte d’une joyeuse connivence avec le français.


* Un détour par Wikipédia confirme le sens profane du terme : « (du grec ἐκ, "en dehors", et ἵστημι , "se tenir" : "être en dehors de soi-même") désigne un état où l'individu se ressent comme "transporté hors de lui-même" caractérisé par un ravissement, une vision, une jouissance ou une joie extrême. L'extase peut être d'origine mystique ou survenir en d'autres circonstances. »

Et un détour par le Littré :
1) Terme de la vie mystique : Élévation extraordinaire de l'esprit, dans la contemplation des choses divines, qui détache une personne des objets sensibles jusqu'à rompre la communication de ses sens avec tout ce qui l'environne.
2) Par extension, vive admiration, volupté intime qui absorbe tout autre sentiment.
3) Terme de médecine : Affection du cerveau dans laquelle l'exaltation de certaines idées, absorbant l'attention, suspend les sensations, arrête les mouvements volontaires, et même ralentit quelquefois l'action vitale. L'extase diffère de la catalepsie, en ce que, dans la catalepsie, les fonctions intellectuelles sont complétement suspendues, tandis que dans l'extase elles sont seulement détournées.


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Sexualité & émancipation

Saviez-vous que les éleveurs, dans leurs troupeaux, séparent toujours les mâles des femelles ? Surtout les éleveurs de mammifères, pour des raisons de contrôle de la reproduction bien sûr mais pas seulement. Une vache et un taureau seuls dans un pré deviennent rapidement incontrôlables et aucune clôture ne les retient bien longtemps. Alors que séparés ils dépriment sagement, chacun dans son coin, tout désir d’émancipation, de s’en aller librement ayant disparu. 

Voyez ce qui se passe dans les sociétés humaines depuis que l’Histoire nous est contée. Les hommes semblent être destinés à la guerre et au travail alors que les femmes assurent la permanence du foyer. A se demander si femmes et hommes se côtoyaient bien souvent.

Facile de voir comment la séparation des sexes facilite le dressage de générations de soldats, de travailleurs et de femmes au foyer. Chacun pris dans sa tâche au service de l’ensemble, les empires ont eu besoin de cette disponibilité, de ces bras, de ces jambes et de ces utérus.

Voyez comment les grandes religions monothéistes ont accompagné l’œuvre impériale par des règles morales clivantes sexuellement et comment l’industrie et sa presse, depuis 200 ans, la poursuit encore. Il faut toujours des femmes et hommes séparés de leur nature profonde et les uns des autres pour remplir champs agricoles et de batailles, usines et bureaux.

Après les deux grandes guerres du 20e siècle, ces hécatombes sans précédent suivies de « plus jamais ça », les règles semblaient avoir changé. L’extrême souffrance avait permis des exigences ; la séparation de la presse et des banques qui faisaient trop bon ménage pour gouverner ensemble. Et les solidarités face à la maladie, au chômage et à la vieillesse et le droit de vote des femmes sont apparus à la fin des années 40.

Et c’est une liberté « sexuelle » qui s’en est suivi, un phénomène pas facile à cerner. Le sujet d’aujourd’hui n’est pas de commenter dans le détail ce qu’a été vraiment la liberté sexuelle des années 50, 60 et 70. Il est certain qu'elle a été digérée et s’est transformée en liberté de consommation à partir des années 80. Durant ces décennies, les femmes sont devenues des travailleurs, le rôle des hommes au sein de la famille a évolué et les religions ont été mises au placard.

L’inégalité entre femmes et hommes est le thème qui est resté vivace dans le débat public aujourd’hui. Il n’y a jamais eu autant de lois et de battage médiatique sur le sujet qu’aujourd’hui. Là encore, la question n’est pas de vouloir commenter le phénomène mais de l’observer… qu’est-ce que cette inégalité ?

On parle d’inégalité d’accession aux postes à responsabilité des hautes sphères de la société et on parle aussi de la violence sexuelle des hommes. Deux sujets très soutenus et repris dans la sphère médiatique.

Prenez vraiment le temps d’observer ces deux sujets…

Et voyez comment ils vous touchent… comment ils opèrent à la lumière de votre expérience…

Pour moi qui suis un homme il y a de la culpabilité, pourtant la course à la promotion professionnelle comme l’agression sexuelle me sont étrangères. Mais il y a un sentiment de culpabilité car dans le jeu proposé, la séparation est imposée. La règle du jeu médiatique inclus que je suis dans le camp des hommes contre le camp des femmes. Est-ce ainsi qu’on sépare les femmes des hommes ?

Alors que l’inégalité et la violence sexuelle sont mises en avant, c’est la solidarité face à la maladie, au chômage et à la vieillesse qui sont détruites en coulisse. Est-ce ainsi qu’on gouverne ? Et regardez comment la séparation des femmes et des hommes, poussée plus loin, mène au désespoir au Moyen-Orient ou en Inde ! La guerre qu'une classe sociale dominante économiquement et médiatiquement livre à l'humanité ne chercherait-elle pas à se dissimuler derrière une guerre des sexe artificiellement orchestré ?

Sexualité & émancipation

Je me suis toujours senti entier auprès d’une femme et je me suis déjà senti anéanti lors d’une séparation. Pas besoin de long discours pour montrer le phénomène, oui les petits humains sont incomplets et ont la possibilité d’une forme d’unité particulière à la sexualité. Je suppose que chacun(e) a le goût de cette unité dans ses mémoires, même sans l’avoir absolument vécue. Cette plénitude, ce trésor de l’humanité, cette mémoire partagée est inscrite en nous.

C’est certainement héroïque de tenter encore et encore l'aventure, au vu de la description précédente. C'est pourtant le seul héroïsme qui vaille, qui ne dépends pas que de moi. Pour qu’une aventure amoureuse se déploie vraiment sans avorter, il faut que l’univers entier complote, grâce à un accord étendu qui dépasse de loin les deux protagonistes.

Prenez vraiment le temps d’observer cela…

Voyez comment êtes touché(e)… comment cela opère à la lumière de votre expérience…


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Audio : non-dualité

Une séance de lecture des Yogasūtra & Sāmkhya s'est transformée en temps de questions/réponses. Une façon riche de mieux faire connaissance et de poser quelques interrogations essentielles. Qu'est ce qui est nommé conscience ? Qu'est ce qui est nommé dualité et non-dualité ? Un grand merci du fond du cœur aux personnes présentes, grâce à qui l'enseignement vit !

Rejoindre le groupe un mardi matin par mois 








Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Non-dualité

Non-dualité est un terme à la mode depuis longtemps, il laisse supposer que la dualité, c'est mal ou has-been. Il serait mieux d'être non-duel que duel et la très interprétée philosophie de l'advaita-vedānta a le vent en poupe depuis le début du vingtième siècle sans que soit vue la scission malheureuse entre dualité et non-dualité. De là à penser que "penser est mal" et qu'il vaut mieux être seulement instinctif, équanime et heureux plutôt que pensant, émotif et malheureux, il n'y a qu'un pas allègrement franchi !

(a-dvaita : non-double, veda-anta : fin des veda. Des termes sanskrit prompts à faire croire qu'il y a là transgression et amélioration des veda en une philosophie supérieure. Nous vivons à l'époque des slogans publicitaires qui rendent difficile à voir, ce qui demande présence et souplesse d'esprit).

oooooooooooooooo

L’enseignement de la non-dualité est une profonde reconnaissance de la dualité. Le mot reconnaissance est important, il renvoie à l’expérience et à la mémoire. Comme si le monde entier était en mémoire, en écho à l’intérieur de chacun et qu’il était possible de le dé-couvrir. Enlever les voiles qui séparent et voir, re-connaître ce qui de toute éternité est connu.

En vérité le Monde est duel, fait de dvandva que le sanskrit désigne comme couples d’opposés. Les êtres humains vivent dans la dualité. Pas d’expérience du froid sans expérience du chaud. Pas de bonheur sans appui sur la souffrance. Pas de libération sans expérience de l’enfermement. Pas de fusion sans séparation. Pas d’autonomie qui ne soit nourrie par une dépendance, ni d’amour sans peur de la perte.

Certains aimeraient vivre seulement une température clémente, seulement le bonheur, seulement la liberté, seulement l’unité, seulement l’autonomie, seulement l’amour… sans avoir à jamais expérimenter ni le froid, ni le chaud, ni la souffrance, ni l’enfermement, ni la séparation, ni la dépendance, ni la perte, ni la peur.

L’enseignement de la non-dualité consiste en expériences tout à fait ordinaires vécues à la lumière des dvandva, les couples d’opposés. L’expérience du trop froid et du trop chaud enseignent comment agir lorsque la température varie. L’expérience de la souffrance et du bonheur de perdre et rencontrer un ami, un amour enseigne comment aimer.

Intégrer, se laisser traverser et enseigner par la vie sans être victime des conditionnements qui refusent la richesse de l’expérience alors que de toute évidence, elle est présente.

Ne bien vouloir que le tiède, le bonheur, la liberté, l’unité, l’autonomie et l’amour c’est se condamner à souffrir lorsque autre chose que l’objet de son désir se présente. Agir ainsi c’est être pris dans une idée de ce qui est bon et de ce qui est mauvais alors que tout enseigne. Agir ainsi c’est se couper du monde, se couper de la dualité, c’est être pris dans un désir unique alors que le monde est riche de possibles, c’est confier son sort à la déception.

L’enseignement de la non-dualité montre par l’expérience que le mal, l’ombre, la souffrance n’existent pas alors que oui j’ai mal, il fait nuit et « on » me maltraite etc… Le changement de regard, la souplesse avec laquelle vous changez de point de vue pour être bourreau puis victime permet de voir comment les jeux de rôles se déploient. Une fois vu, le jeu s’effondre et vous n’êtes plus victime ni bourreau mais voyant !

L’enseignement de la non-dualité montre par l’expérience que les rôles sont interchangeables et que rien ne vous condamne à rester là où vous êtes ni à répéter inlassablement les mêmes scenarii. Il faut de la curiosité et du courage ou tout simplement reconnaître l’évidence que la vie vaut d’être pleinement vécue.

Alors il y a alliance fusion avec la source même de vie, il y a confiance et unité dès lors que la séparation est acceptée. Les p’tits humains que nous sommes sont séparés car in-dividus et de là même, une part de la divinité humaine.


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Audio : Des Veda aux Tantra

3 500 ans de tradition orale
Joachim Vallet
1h54mn

Causerie enregistrée à Paris le 29 septembre 2017. Donnée en présence de personnes intéressées par le yoga, les tantra et le chamanisme. La question a été de mettre en perspective ces mots dans l'Histoire et les traditions des Indes.



De l'antiquité Védique aux modernités successives de moyen-âges classiques puis tantriques, une continuité sans rupture nous donne un enseignement d'une très profonde cohérence.

Les traditions des Indes sont avant tout orales et pourtant une infinité de textes ont été écrits dans le champ spirituel et religieux. N'y voyez pas de contradiction mais une complémentarité. Les principaux écrits à l'origine des traditions de Yoga (Veda, Brahmaṇa, araṇyaka, upaniṣad anciennes, Bhagavadgītā et les 6 darśana puis les tantra) sont des supports de transmission orale, ils ne disent pas la loi !

La chose est difficile à assimiler pour nous occidentaux : non le texte ne fait pas office de vérité, c'est la parole qui est vraie... ou pas ! C'est la parole qui est dynamique, vivante et porteuse de réalité. L'écrit peut servir de fil conducteur à la façon d'un aide-mémoire, histoire de ne rien oublier. Et il rend là de fiers services à la transmission, il est bon de le reconnaître.

Il y a au travers de la parole transmise de génération en génération une culture du vivant qui relie en diagonale des temps anciens et "chamaniques" aux modernités successives du moyen-âge à nos jours.


• Les trois corps de textes de la Tradition :




Joachim
+33 6 09 02 59 48

• Les upaniṣad - Alyette Degrâces

Un article de Roger-Pol Droit lors de la parution de "Les upaniṣad" d'Alyette Degrâces chez en Fayard 2014. Cet ouvrage est pour moi une référence, il montre comment les questionnements des upaniṣad les plus anciennes ont donné l'impulsion à une puissante évolution des enseignements. Les points de vue Bouddhistes, Jaïn, du yoga et plus tard des tantra reprennent tous ce qui a été posé là à côte des Veda 800 ans avant notre ère. 

Par Roger-Pol Droit - Le Monde - 10 juillet 2014

"Les humains parlent le quart de la parole"  affirme l’antique texte indien du Rigveda. Ailleurs, dans les trois quarts restants, se tiendrait la puissance véritable de la parole, se déploieraient ses effets. De multiples processus silencieux se dérouleraient donc en-deçà et au-delà de ce qui est effectivement dit. Directement liés aux sons prononcés, ils sont pourtant d’un autre ordre. Ou plutôt, ils conduisent à repenser autrement ce que nous dénommons « parole » : au lieu d’être créée, elle se révèle créatrice. Cette thématique très ancienne, les Upanisad l’ont reprise, approfondie, métamorphosée pour aboutir à l’une des plus singulières démarches de toute l’histoire. Cette douzaine de textes de longueur inégale, rédigés en sanskrit entre le VIIIe et le VIe siècle avant notre ère, forment un des trésors spirituels majeurs de l’humanité.

Nées d’une réflexion sur les rituels, sur le statut de la parole dans les sacrifices, les Upanisad ont élaboré non pas une philosophie systématique et argumentative mais une sorte d’expérience sensible, à la fois intellectuelle et poétique, du chemin vers la connaissance suprême. Comment parvenir concevoir, dire et enseigner l’absolu, par définition inconcevable, ineffable et intransmissible ? Tel est le défi, par principe impossible à relever, avec lequel tentent de ruser un jeu très subtil de métaphores, de questions et réponses, de changements de registres. Cette perpétuelle mise en abîme du dit et non-dit, du dicible et de l’indicible font de la simple lecture de ces textes, pour quiconque s’y adonne, un itinéraire mémorable, sinon décisif. Encore faut-il pouvoir y accéder. Il n’y avait, jusqu’à présent, que des traductions françaises disparates et dispersées, de qualité inégale.

Le travail remarquable de la philosophe et sanskritiste Alyette Degrâces permet, pour la première fois, de lire l’ensemble des Upanisad dans une traduction française conduite d’une seule main. A première vue, le résultat paraît rigoureux et élégant, et la substantielle présentation, ainsi que les 2 312 notes de bas de page… évitent nombre de malentendus. Car divergences et querelles se sont amoncelées, dans la longue histoire des interprétations et commentaires de ces textes, parmi les plus lus du domaine sanskrit. Du philosophe Shankara, qui les revisite au VIIIe siècle de notre ère, jusqu’à Sri Aurobindo au début du XXe siècle, les Upanisad n’ont cessé de susciter de nouvelles élaborations.

L’Europe, elle, n’a commencé à les découvrir qu’à la fin siècle des Lumières, dans une transposition du français Anquetil-Duperron, traduction d’une version persane, et non des originaux sanskrits. Ce qui n’empêcha pas Schopenhauer de s’en enthousiasmer, au point de considérer à plusieurs reprises ces « Oupnek’hat » comme un des piliers de sa propre pensée. Quoi qu’il en soit, en dépit de nombreux lecteurs depuis deux siècles, la rencontre avec l’Occident demeure encore récente, à l’échelle de l’histoire des cultures. Cette édition en constitue un nouveau jalon.

Que vous restiez en ville ou prépariez vos valises, voilà un livre qui vous fera voyager – à tous les sens du mot. En outre, c’est sans doute le seul ouvrage dont, même en le lisant intégralement, vous aurez toujours au moins les trois-quarts encore à découvrir…"

Les upaniṣad - Textes traduits du sanskrit, présentés et annotés par Alyette Degrâces - Fayard


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com

• Alimentation : Se nourir de prāṇa

Un arbre est un être capable, grâce à l’énergie solaire, de transmuter des éléments vivants, en la matière de son propre corps.

L’essence de l’arbre prend corps en puisant du vivant dans la terre, l'eau, la lumière, l’air. Et l’arbre est arbre au monde, en relation aux êtres. Lorsqu’il fait fruit pour se reproduire, tout son possible y est inscrit. Il y a ce génie et tout le nécessaire en potentiel pour que l’arbre nouveau soit là. Ce qui est valable pour toute plante, il y a beaucoup de force vitale et d’intelligence condensées en un fruit.

Lorsqu’un humain mange ce fruit, c’est tout cela qui est assimilé. L’énergie, l’intelligence sont là, et l’humain s’y trouve relié : « ça » devient une part de lui-même et il devient un peu « ça ». Ce qui est valable pour tout aliment.


Prāṇa

Nous sommes en vie car une énergie (prāṇa) est présente en nous :

- Par la respiration
- Par l’ingestion de nourriture
- Par la relation à des émotions
- Par la lumière solaire

Il est essentiel de prendre conscience qu’en mangeant, nous ingérons une énergie qui provient d’êtres vivants. Nous appelons cela vitamines, oligo-éléments etc… il s’agit de vie. La science nous dit que les vitamines, par exemple ont une durée de vie limitée, souvent à quelques minutes au contact de l’air. Les dernières découvertes parlent d’activités électrique et magnétique subtiles, à l’intérieur des molécules de ces vitamines ou acides aminés.

Nous savons désormais que même l’eau, qui semblait neutre, est en réalité animée elle aussi, de qualités magnétiques subtiles qui varient selon les circonstances. Et elle est mémoire de ce qui a eu lieu à son contact.

L’essentiel pour nous qui ne sommes pas chercheurs universitaires est de prendre conscience que notre bonne santé dépend des relations que nous entretenons avec ces sources de vie, ces « souffles », ce prāṇa.


Petite histoire de l’alimentation

Nous sommes faits pour manger la chair de fruits et des feuilles principalement, des racines dans une moindre mesure et des graines qui ont souvent besoin d’être broyées pour être digérées.

Le berceau de l’humanité se trouve en Afrique tropicale, dans un climat sans saisons marquées qui offre cette alimentation idéale. La richesse végétale du milieu tropical rend disponibles des milliers de plantes comestibles ou médicinales. Les grands singes vivant là se nourrissent ainsi et il se trouve que nous avons exactement le même système digestif qu’eux. Les humains « primitifs » découverts dans la jungle par les européens entre la Renaissance et le 20° siècle se nourrissaient de même. La chasse et la consommation de chair animale était pour eux, acte sacré (sacrifice) et rare visant à acquérir les qualités, les pouvoirs de "mondes" animaux.

Homo Sapiens (nous) a migré vers le nord il y a plus de 100 000 ans et a dû adapter son alimentation pour survivre, surtout en hiver bien sûr. Le chasseur-cueilleur européen de la préhistoire était déjà un occidental mais à la vie très dure, c’est certain. Une évolution de mode de vie était nécessaire ; à seulement 12 000 ans de nous, la période néolithique a vu l’élevage d’animaux et la culture de céréales. D’une certaine façon, c’était le début de l’ère industrielle, la spécialisation d’individus à accomplir certaines tâches. Une partie du groupe cultive alors qu’une autre protège le territoire voir l’agrandit. Les groupes humains sont alors devenus plus nombreux, plus conquérants et l’alimentation s’en est trouvée toute aussi révolutionnée en ces sociétés naissantes.

Les graines de céréales se stockent et se transportent : idéal pour passer l’hiver et idéal aussi pour voyager. La viande rend agressif, donne une énergie conquérante, les humains « primitifs » le savaient. Céréale-viande, c’est la base du hamburger, un régime alimentaire théorique vieux de 12 000 ans qui est lié au développement ultérieur des grandes cités antiques.

Les premières cités Sumériennes ou Indiennes datées à – 6 000 ans étaient hiérarchisées, agricoles, commerçantes et guerrières : céréales-viande. La société prospère alors que le régime alimentaire moyen est bien plus pauvre que celui permis par le milieu tropical-humide originel. La médecine comme profession devient indispensable pour soigner, grâce aux plantes et à la Connaissance, ce que nous appelons maladie-endémique et qui est avant tout faiblesse d’énergie vitale endémique. (La carie dentaire, par exemple, inhérente à la consommation de céréales devient généralisée et grave dans les sociétés antiques, d’Egypte à Rome)

Cette description se doit d’être courte et est abrupte, j’en conviens. Elle n’a d’autre but que tracer quelques traits afin d’aiguiser le regard. A chacun de creuser, d’observer et d’affiner.


Alimentation raisonnable

L’alimentation idéale est constituée d’une grande richesse de fruits et feuilles de dizaines d’espèces végétales consommés tout au long de l’année. De racines et graines broyées dans une certaine mesure. Certaines plantes constituent une base alimentaire, d’autres sont « con-dimentaires » (avec-l’aliment) car leurs vertus médicinales demandent parcimonie d’utilisation et donc « connaissance ».

Ces aliments consommés dans la nature sont vivants, très riches en prāṇa.

Voilà pour la théorie. La pratique d’une alimentation saine consiste tout simplement à se rapprocher de ce régime théorique en ne perdant jamais de vue ce qui vient d’être exposé :

Le prāṇa (vie-souffle) est la vraie base de notre santé

Une alimentation riche en prāṇa sera automatiquement frugale et facilement digérée. L’organisme aura été nourri de belles qualités sans avoir à fournir un grand travail ni digestif, ni d’élimination de déchets. Energie physique, clarté d’esprit et bonne humeur sont les signes que tout se passe bien.

Une alimentation pauvre en prāṇa donnera faim et il faudra se remplir l’estomac pour que cesse la satiété. La digestion sera sensible par de la fatigue car il faut au corps beaucoup de force pour éliminer les déchets inutiles voir nuisibles à son fonctionnement. Nous compensons la pauvreté nutritionnelle par un plus grand volume et la surconsommation d’excitants… le cercle vicieux de la mal-vie qui mène à la maladie est ainsi amorcé. Que dire d’un organisme occupé à digérer 24h/24 ? Les intestins remplis, le foie et les reins au travail d’épuration constamment… L’énergie sera en baisse et l’esprit confus.


En pratique

« Le chemin est le but » La pratique est faite de curiosité et détachement

L’aventure s’initie en observation des comportements. Le nôtre et ceux des autres nous enseigneront. Comment permettre l’évolution de nos façons de faire si nous n'en sommes même pas conscients ? Prendre conscience de ce que nous ingérons mais aussi de ce que nous achetons, de ce que commerce, industrie et agriculture proposent. La connaissance de phénomènes simples, souvent contradictoires les uns avec les autres, qui progressivement infusent est le chemin d’une alimentation intelligente.

Frais : Après cueillette, les plantes fraiches perdent progressivement leur vitalité. La nourriture crue est la plus riche de vie mais pas toujours très facile à digérer, surtout pour les organismes fatigués. A chacun de voir selon les circonstances.

Discerner la chair du fruit, de la graine ainsi que feuille, fleur et racine. Chaque partie de la plante est l’expression d’une énergie particulière, en relation à la Terre, au Ciel, à l’Eau, au Soleil.

Conservation : feuilles, fleurs, racines, fruits et graines déshydratées conservent très bien leur « magie prāṇ-ique » mais moins d’une année. Les graines de céréales, légumineux et oléagineux sont parfaitement vivantes tant qu’elles peuvent germer, l’huile est déjà plus pauvre, la farine encore plus pauvre. La congélation éventuelle du frais dans le mode de vie moderne est le moins pire du pire. Les conserves hermétiques d’aliments cuits sont les plus pauvres en prāṇa.

Cuisson : Bien sûr, elle détruit en grande partie la vie mais elle permet de consommer des aliments mal-digestes crus. La cuisson, lorsqu’elle est utilisée, se doit d’être douce, « à l’étouffée », l’aliment mangé encore ferme. L’Ayurveda indique que les plats cuits doivent être consommés immédiatement (avant 3 heures). Grillades et fritures sont absurdes et le four devrait-être réservé à la cuisson du pain en hiver lorsque la consommation de ce dernier s’avère indispensable.

Combinaisons alimentaires : Par exemple, une céréale mangée avec des fruits donnera dans notre processus digestif la production d’alcool et la mise en fermentation de tout le reste du bol alimentaire. Les mal-digestions chroniques qui se manifestent à minima par fatigue et confusion d’esprit ont comme source une alimentation trop complexe, difficile à comprendre et traiter pour notre organisme. Il convient de se diriger vers des repas constitués d’un plat simple. La diversité alimentaire étant présente au fil des repas, l'incroyable richesse du monde végétal est à découvrir!

Frugalité : Elle n’est pas un but mais un bon signe que nous sommes bien nourris si elle est assortie de bonne humeur. L’Ayurveda conseille deux repas par jour : l’un vers 10 heures, l’autre vers 18 heures

Bio? : Les produits agricoles Biologiques sont garantis sans pesticides. Les pesticides ont pour but de détruire la vie de plantes et insectes indigènes. Il ne devrait pas y avoir de commentaire à faire sur la consommation de pesticides par l'humain... L'industrie agro-alimentaire, ces dernières années, a "green-washé" ses aliments-morts de longue-conservation en produits alimentaires Bio. Les rayons de magasins "bio" sont aujourd'hui remplis des mêmes produits industriels-morts que ceux de n'importe quelle supermarché: discernement!

Viande? : La question est très intime, à chacun de voir. Se passer de nourriture produite à partir d'animaux demande une intelligence et des connaissances particulières. Une révolution culturelle qui prends du temps, apprendre à se nourrir de végétaux. La question d'une alimentation vivante et équilibrée ne consiste pas à être végé-ceci ou celà.

Médecine : Aucun mode de vie n’est idéal et nous sommes en équilibre comme des funambules. Parfois en santé et confiants, parfois au bord du déséquilibre. Les médecines Ayurvédiques indiennes et traditionnelles chinoises, grâce à l’intelligence de leur méthode diagnostique et leur pharmacopée, nous remettent en équilibre de façon préventive. Il ne faut pas voir la moindre opposition entre les pratiques occidentales modernes et asiatiques anciennes, elles se complètent à merveille. Déjà, ces pratiques coexistent et s'influencent mutuellement, peut-être dans le sens d'une conscience collective véritable. Soyons en les acteurs !

"Que l'aliment soit ton premier médicament" 
Hippocrate


Joachim
+33 6 09 02 59 48
joachim.vallet@gmail.com